Courbure d'Einstein, rayon max Oscar et énergie sombre

Avec le billet précédent nous avons vu comment Einstein propose un paramètre de courbure de l'espace-temps en fonction de la constante de gravitation G et la densité d'énergie. On peut simplifier en considérant une densité de masse en divisant par c² puisque : M = E / c².  Le tableau joint montre que sa démarche relève des équations aux dimensions (physiques).

Le modèle standard donne une estimation de la densité de masse dans l'univers en fonction de la mesure de la "constante" de Hubble, Ho. Cette "constante" donne le taux actuel de l'éloignement généré par l'expansion. Elle a fait l'objet de différentes estimations et la dernière en date (septembre 2018)  est d'environ 72,5 km/s/Mpc. En unité SI, elle vaut 2,35 ×10⁻¹⁸ seconde⁻¹ Avec la densité massique, 𝛒 la formule standard est : Ho²8 𝛑 G 𝛒 / 3  avec Ho exprimée en unité SI ! Ainsi le modèle standard estime la masse volumique de l'univers actuel à ~10⁻²⁶ kg/m³. Le modèle Oscar indique logiquement une valeur plus faible pour le R final de la bulle-univers (2,8×10⁻²⁷ kg/m³). Ce lien montre que le R final est donné par 3 autres formules : Eddington-Oscar ; loi des oscillateurs ; loi des trous noirs *. 

Pour obtenir ces occurrences multiples les paramètres sont des constantes. Dans le lien on peut voir notamment que G est tantôt au numérateur et tantôt au dénominateur, ce qui représente un très sérieux argument. Cela confirme également l'expansion maximale à vitesse 5c ! Cela permet d'expliquer et de chiffrer la part de la mystérieuse énergie noire dans un contexte d'expansion en couches. Les couches en retard (notre horizon cosmique) accélèrent pour tendre vers la vitesse moyenne 2,5 c. Dans le même temps les couches en avance (hors horizon), ralentissent d'une manière symétrique.  Ainsi le modèle Oscar montre ici que la mystérieuse énergie noire est expliquée par cette accélération de l'expansion aux limites de notre horizon cosmique. D'un côté le potentiel maximum de l'expansion est donné par : 1/2  M (2,5 c)² alors que l'énergie de masse est donnée par M c². Les M et c² s'annulent et il reste le ratio : 2.5² / 2 = 3,12.  La mesure actuelle estime un ratio de 2,13. Cette figure montre que ce ratio correspond à notre horizon cosmique où l'expansion actuelle est limitée à 2.06 c.  Ainsi on retrouve la mesure selon :  2.06² / 2 = 2.14

Ainsi la courbe d'accélération est actuellement en phase de croissance et s'annulera lorsque les couches en retard de notre environnement cosmique, atteindront la moyenne (2,5 c). 

La courbure de l'espace-temps se confond avec le rayon de la bulle-univers en croissance.  Il est spéculatif de dire qu'il y aurait une "densité critique" correspondant à une expansion s'arrêtant à l'infini ! Encore une fois en physique, seuls les nombres peuvent-être infinis si et seulement si, les paramètres physiques sont strictement nuls. La gravitation est un gradient électrique répondant à : Q² = f(ML).  Sa cause est la délocalisation par mitose, des pôles appariés qui conservent une faible part de leur lien originel dipolaire, via tous les autres (gradient)

Ainsi l'existence même de la gravitation, indique que la somme algébrique de tous les pôles délocalisés (la masse de l'univers) est nulle. C'est seulement dans les référentiels locaux, que se révèlent les paramètres physiques. C'est grâce à la "lenteur" de la vitesse c gérant la gravitation, que ces paramètres peuvent exister (provisoirement).  

Ainsi il existe une dualité de type de sommation de la masse de l'univers : a) arithmétiquement et donc provisoire → ~10⁵³ kg ; b) algébriquement et donc à terme →  0 kg !  Cette dualité existe à tous les stades de l'univers !  

Ainsi le modèle standard, est dans l'erreur avant de commencer ses hypothèses, en parlant de  "l'univers" sans évoquer sa dualité existentielle ! La  cause de crise actuelle de la physique fondamentale  tient dans le fait que la dualité de localité est généralement éludée par les tenants du MS (voir Jean Bricmont).    

Voici un extrait du papier de Jean Bricmont (la non localité y est désignée sous le sigle : EPR-Bell) :

" Quelles sont les réactions des physiciens face au théorème de Bell ? Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elles varient. À un extrême, H. Stapp déclare que « le théorème de Bell est la plus profonde découverte de la science » et un physicien de Princeton déclare « celui qui n’est pas dérangé par le théorème de Bell doit avoir des cailloux dans la tête ». Mais l’indifférence est néanmoins la réaction la  plus répandue. Mermin distingue différents types de physiciens : ceux du premier type sont dérangés par EPR-Bell. La majorité (le type 2) ne le sont pas, mais il faut distinguer deux sous-variétés. Ceux de type 2a expliquent pourquoi cela ne les dérange pas. Leurs explications tendent à être entièrement à côté de la question ou à contenir des assertions physiques dont on peut montrer qu’elles sont fausses. Ceux du type 2b ne sont pas dérangés et refusent de dire pourquoi. Leur position est inattaquable ; il existe encore une variante du type 2b qui disent que Bohr a tout expliqué mais refusent de dire comment.".

Cela me rappelle les combats de Galilée au moyen âge, face aux psychorigides qui défendaient les niaiseries d'Aristote.         
 


* une modification a été apportée au tableau donné par le lien. Le R final comportait une erreur et il passe de ~ 200 milliards d'années -lumière à ~ 296 milliards d'années-lumière.


Commentaires

  1. Je précise que l'univers observable est plus grand que le rayon de Hubble (13.8 Gyl). Pour le MS il est de 45 Gyl et pour Oscar il est de 69 Gyl.

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