Excès de positrons, effet tunnel et positronium

- Sceptique : La communauté scientifique a été très surprise que l'on puisse détecter un excès de positrons dans notre espace proche. Comment le modèle Oscar explique-t-il  cela ?

- Toujours par la même clé fondamentale i.e, la dualité de localité de création ! 

-  Sceptique : mais pourquoi évoquer l'effet tunnel dans le titre ? 

- Tous les positrons de nos expérimentations, sont de type : "création locale". Cela veut dire qu'ils sont forcément instables. Ils naissent paritairement au sein de certains atomes en cours de transition. Cela veut dire qu'il s'agit de la création semi confinée d'une paire électron-positron : l'électron bouche un "trou" au sein de l'atome alors que le positron est éjecté. On sait que ce positron va s'annihiler avec un électron libre incident.

- Sceptique : pas d'accord car l'électron libre extérieur a un statut stable car il existait déjà. Ce n'est donc pas un partenaire naturel pour l'annihilation !

- Oui c'est vrai mais c'est là qu'entre en scène, l'effet tunnel. Car on peut dire également que le partenaire du positron éjecté, l'électron confiné, ne devrait pas être stable non plus ! En réalité il y a un échange de localité paritaire par effet tunnel ou échange de "statut de stabilité". C'est un lien de nature subquantique.  

- Sceptique : ce serait alors un échange à distance, de partenaire ?

- C'est plus un échange de statut de localité de la charge, que de partenaire.

- Sceptique : donc l'approche standard disant que tout positron doit être instable, est fausse ?

- Oui car la création initiale délocalise les éléments paritaires. Ensuite – localement – les éléments célibataires voisins, ont perdu leur parité initiale. Ils sont comme des pseudo-bosons et peuvent se condenser sans s'annihiler. La grande erreur actuelle est de croire que l'on puisse localement recréer des évènements qui se sont produit dans le cadre d'une délocalisation généralisée.

- Sceptique : mais pourquoi les positrons stables restent toujours confinés dans les noyaux ?

- Nous avons déjà vu la dualité géométrique (polarisation) des noyaux sphériques : a) du côté centre, il est couplé au niveau subquantique (l'univers miroir en 1D) ; b) du côté "peau", la surface est couplée au niveau quantique (l'univers visible en 2 D). Cette polarisation généralisée a placé (hasard oblige) le positron célibataire plus au centre. Il est donc condamné à être confiné.   

 - Sceptique : donc l'excès de positrons dans notre environnement spatial, viendrait de créations non locales n'ayant pas formé de baryons ? Comment pourraient-elles se faire ?

-  Au centre du Soleil, il se produit la même chose que dans le BEC initial mais avec une intensité bien plus faible. Cela ne forme pas de neutrons → protons. Une partie, se retrouve rapidement dans la couronne solaire et s'annihile partiellement (dégénération) en créant une forte température (million de degrés).   Mais une autre partie arrive dans les alentours de la Terre. La même chose se produit au centre de la galaxie avec un peu plus d'intensité.       
   
- Sceptique : les liens évoquent la matière noire. Ont-ils torts ?

- Il y a bien un lien avec la DM. Le modèle Oscar montre le lien logique entre l'angle moyen de tangente 𝛼 que forme les spicules et la température de la couronne solaire T. Le taux d'annihilation des électron-positrons, est fonction de cette tangente 𝛼 et confirme la  température moyenne, mesurée à T = 2 millions de degrés. Les demi-intervalles des granules, sont espacés en moyenne de : i = 250 km sur le rayon du soleil et donc à ~ 370 km sur la couronne solaire : R = 10⁶ km. La tangente est donc : 𝛼 = 370 /10⁶ = 0,00037.

- Sceptique : mais une si petite tangente est quasi égale à l'angle ?

- En effet et si l'angle était de 180°, l'annihilation serait totale, et la température serait celle de la paire électron-positron : Tₑ = 6×10⁹ K. Sur la couronne, la température d'annihilation partielle est : 

T = Tₑ 𝛼 = 2,2 × 10⁶ K ~ T moyen mesuré

- Sceptique : quel est le rapport avec la matière noire ?

- La partie non annihilée est devenue une particule dégénérée qui ne répond plus aux critères de visibilité. Si l'électron (entier) est comparé à une brique, son état dégénéré est comparable aux gravats avec lesquels on ne peut rien construire.  Mais les jets de matière noire solaire sont dérisoires en regard de ceux de la Galaxie. Le trou noir central des galaxies, émet des paires électrons-positrons ayant deux destinations : a) elles s'annihilent en son sein et seule la matière noire est éjectée ; b) elles s'annihilent en dehors et provoquent des températures énormes qui peuvent être détectées. Par exemple une température de 10 000 milliards de degrés a été mesurée pour les jets d'un trou noir super massif (3c273).  Selon Oscar c'est soit l'annihilation (partielle) de paires électrons-positrons relativistes, soit l'annihilation de proton anti-proton. Il est donc logique que ces températures soient liées à la matière noire.             



  



        

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